La marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète

Fondements historiques

L’être humain n’a jamais vécu en solitaire. Il a toujours vécu au sein de communautés. Des communautés de plus en plus larges·: village, clan, tribu, région, nation… terre entière.
Cinq à dix mille ans de l’histoire la plus récente de l’humanité nous ont appris que, pour être viable, toute communauté humaine requiert la présence de trois composantes institutionnelles qui sont essentielles pour sa survie et son développement·:
- Des Règles qui s’imposent à tous,
- Une Autorité en charge du bien commun,
- Une Représentation de la population qui, dans le meilleur des cas, édicte elle-même les règles et contrôle l’autorité. C’est alors la démocratie.

Vers la fin du deuxième millénaire, la forme la mieux aboutie de ces communautés humaines est indéniablement celle de l’Etat-nation, entité politique universellement reconnue aujourd’hui.

Mais l’histoire de l’humanité nous enseigne aussi qu’au fil des millénaires les nations n’ont jamais cessé de rivaliser entre elles, chacune s’efforçant d’affirmer sa suprématie et si possible sa domination sur ses voisines. Depuis ses origines, cette histoire n’a donc été, jusqu’à nos jours, qu’une succession de guerres et de conquêtes, toujours inachevées et toujours remises en cause…

Au milieu du XXème siècle, cependant, les choses ont commencé à changer. Traumatisées par deux guerres mondiales successives qui avaient fait plusieurs dizaines de millions de morts, et après une première tentative infructueuse au sortir de la première guerre mondiale – la Société des Nations (SDN) 1919-1945, cinquante et une nations ont créé en 1945 l’Organisation des Nations Unies « en vue de sauvegarder la paix et la sécurité internationale, et d’instituer entre les nations une coopération économique, sociale, et culturelle ».

Ce faisant, et malgré quelques incitations à aller plus avant, elle se sont interdit de donner à cette institution tout caractère supranational. Elles ont considéré, sans doute à juste titre dans le contexte du moment, et à l’heure de la décolonisation, que la priorité était d’affirmer la souveraineté absolue de chaque Etat à l’intérieur des frontières qu’il a héritées de l’histoire.

Quelques décennies plus tard, à l’aube du troisième millénaire, les choses ont cette fois considérablement changé. L’accélération ininterrompue des évolutions technologiques dans tous les domaines de la vie sur la planète a aboli les distances entre les hommes, et la société dans laquelle nous vivons s’est élargie aux dimensions de la terre entière·: la communauté de vie mondiale est devenue une réalité !

La mondialisation de l’économie et la diffusion instantanée des informations à travers la planète en sont les signes les plus tangibles.

Mais notre communauté de vie mondiale doit faire face aujourd’hui à des défis planétaires majeurs, qui pèsent sur l’ensemble du globe terrestre et sur l’avenir même de l’espèce humaine :
- La dégradation continue de l’environnement,
- Une prolifération nucléaire incontrôlée,
- Des déséquilibres économiques et sociaux insupportables entre des Etats qui vivent dans l’opulence et d’autres, surexploités, dans la misère,
- La persistance des conflits armés régionaux, entretenue par la multiplication des armements classiques et nucléaires, et par l’inflation continue des budgets militaires de la plupart des Etats.

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Face à ces défis, les institutions internationales actuelles, au premier rang desquelles l’Organisation des Nations Unies de 1945, sont par nature totalement impuissantes, chacun des 194 Etats qui composent aujourd’hui le patchwork mondial restant jaloux de sa souveraineté. En l’absence d’Autorité supranationale, la planète se trouve livrée aux mains de ceux qui possèdent en quantité des capitaux ou des matières premières, et qui entendent les faire fructifier au mieux de leurs intérêts, en se jouant des peuples et des frontières…

Il est donc urgent que la communauté mondiale se dote des trois composantes institutionnelles qui sont seules capables d’assurer désormais sa survie et son développement dans un environnement planétaire respecté :
- Des Règles qui s’imposent à tous dans les domaines-clés de la vie planétaire : maintien de la paix, préservation de l’environnement, respect des droits humains fondamentaux, régulation mondiale des échanges économiques et commerciaux, santé publique, et mobilité des populations.
- Une Autorité mondiale dotée des pouvoirs et des moyens nécessaires et suffisants pour faire respecter ces règles et intervenir efficacement quand les grands équilibres planétaires ou les droits humains fondamentaux sont menacés quelque part sur la planète.
- Une Représentation démocratique des habitants de la planète, qui puisse édicter les Règles communes, et mandater et contrôler l’Autorité mondiale.